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Quelques sites fossilifères pour débutants
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© Pictures : MJX, except otherwise specified.


Par Philippe Cooreman

A la demande de plusieurs nouveaux inscrits, qui désireraient connaître des sites fossilifères, nous avons décidé de rédiger cet article qui bien entendu donnera un éventail de gîtes fossilifères encore exploitables en cette année 2003 mais également un assortiment de “trucs et astuces” qui permettront à nos membres de découvrir par eux-mêmes de nouveaux sites.

Nous nous sommes ici volontairement limités à un rayon d'environ 250 kilomètres autour de Bruxelles, ce qui permet de réaliser une visite en un week-end maximum. Les sites seront groupés tout d'abord par ère géologique, puis par étage, et enfin par région. Dans la mesure du possible, nous avons privilégié des sites accessibles sans autorisation particulière, par nature plus à la portée des débutants.

Si par aventure certains des sites mentionnés devaient avoir disparu, il est recommandé de “se promener” aux alentours et d'y être attentifs à tout endroit où le sous-sol est accessible : anciennes carrières, talus de route fraîchement rectifiés, chantiers temporaires du genre lotissements, terrils, tas de cailloux divers (parfois récupérés d'un vieux mur...), champs labourés mais non cultivés, et j'en passe. On y rencontre en effet fréquemment les mêmes couches qui risquent de livrer les mêmes fossiles.

Dans les sites “dégradés”, par exemple des talus de route et anciennes carrières, il est parfois nécessaire de “rafraîchir” la coupe, c-à-d d'éliminer la couverture de végétation qui masque les anciens éboulis ou le front de taille. Emmener une petite pelle et un rateau permet de faire du bon travail, une grande cisaille à branches permet de se débarrasser plus facilement des ronces et orties naturellement envahissantes.

Une brosse est utile pour nettoyer tout cailloux “terreux” et permet de mieux voir les fossiles qui peuvent être présents à sa surface.

Dans les carrières de pierre très dure, par exemple celles qui exploitaient les calcaires des récifs coralliens fossiles aux alentours de Couvin, il est de peu d'intérêt de taper dans le calcaire massif : la pierre est aussi dure que les fossiles, lesquels ne sont pas dégageables ! La seule manière de les mettre en évidence serait de scier et de polir le calcaire mais on obtient une coupe en deux dimensions d'un fossile tri-dimentionnel.

Il est plus intéressant dans ce cas de trouver les schistes de bordure de récifs, qui ont fossilisé énormément d'organismes dans une boue solidifiée mais assez tendre, fossiles très faciles à dégager et souvent à nettoyer. Parfois les anciens exploitants nous ont facilité la tâche, en amassant ces schistes stériles sans intérêt pour eux dans des “crassiers”, sortes de terrils qu'il suffit de fouiller au grattoir ou au rateau pour retrouver de beaux fossiles tout dégagés et nettoyés !

Dans les alternances de roches dures et de niveaux argileux tendres, les plus beaux fossiles se trouvent généralement à la jonction entre un banc dur et un banc tendre, et sont assez faciles à nettoyer. Les niveaux noduleux ou calcareux plus durs dans des schistes sont à vérifier tout particulièrement, car ils contiennent fréquemment des accumulations de fossiles.

Les débutants arrivant dans un site qu'ils ne connaissent pas ont intérêt à chercher lorsque le soleil est bas à l'horizon, les ombres portées sont plus importantes et font naturellement mieux ressortir les détails des fossiles, surtout des empreintes peu marquées (comme les végétaux du Houiller ou des empreintes d'ammonites). En règle générale le soleil aide pour découvrir des fossiles brillants. (comme les dents de requins dans le sable, par exemple)

Avant de commencer, nous devons rappeler les principales règles de sécurité : ne JAMAIS fouiller seul, avoir un équipement adéquat, se méfier des éboulements, enlisements, projections de pierres, éviter de sous-caver dans du sable ou d'autres roches meubles, ou de se promener sous ou sur le bord instable d'une carrière, ne jamais stationner sous un surplomb ou creuser en dessous.

Paléozoïque

CAMBRIEN

Les sites aussi anciens ne sont pas légion dans nos régions, on peut découvrir de rares graptolites Oldhamia radiata dans le massif de Rocroi et de Stavelot.

ORDOVICIEN

Un peu plus accessibles, les sites de l'Ordovicien ne sont pas très nombreux. On peut citer les environs de Fauquez où de rares restes fragmentaires de trilobites ont été trouvés dans la tranchée du canal, ainsi que de nombreuses graptolites le long du chemin qui monte au château. Des graptolites Dyctyonema flabelliforme ont été répertoriées dans les environs de Jalhay, près de Spa-Francorchamps.

SILURIEN

Cet étage est représenté dans le fond des vallées du brabant Wallon, mais les sites restent à découvrir... Une exploration des chantiers et lotissements reste la seule solution !

DEVONIEN

Ce système est beaucoup plus intéressant et largement fossilifère. Les étages dévoniens affleurant en Belgique et dans le nord de la France sont :

Coblencien-Emsien

l'ancienne carrière de Roy entre Marche en Famenne et La Roche en Ardenne du côté droit de la route N888 contient des éboulis à nombreux blocs fossilifères, présentant des amas de brachiopodes (Orthis sp. et Arduspirifer arduennensis) et de disques de tiges de crinoïdes recouverts d'une fine couche de limonite de couleur “rouille”. Plus rares y sont les Tentaculites, bivalves, trilobites, restes de poissons et de végétaux.

Dans les hauteurs de Olloy-sur-Viroin, se trouvent également des “grauwackes”, schistes décalcifiés à nombreux moules de fossiles, essentiellement des brachiopodes.

Eifelien-Couvinien

Dans la région de couvin, on peut citer des talus de route aux environs de Olloy-sur-Viroin, Vierves-sur-Viroin, Treignes, Nismes et Mazée qui contiennent surtout des coraux solitaires et des brachiopodes, mais des crinoïdes et des trilobites n'y sont pas trop rares.

L'ancien site du “Mur des Douaniers” à la frontière entre Treignes et Vireux-Molhain est du même étage, mais n'est plus accessible hormis pour un “ramassage” rapide autant que discret.

Des calcschistes de l'Eifelien peuvent être exploités dans l'ancienne carrière de Resteigne, près de Wellin et de Han-sur-Lesse.

On peut citer en Allemagne les très célèbres sites de l'Eifel, parmi lesquels Prüm, Weinsheim, Breitwiesenthal, Pelm et Gerolstein. Des affleurements permanents sont rares, mais les lotissements, chantiers et tas de cailloux doivent être systématiquement prospectés. On y découvre de beaux nautiloïdes, trilobites, crinoïdes et parfois de jolis bivalves, gastéropodes et restes de poissons cuirassés.

Givétien

Etage généralement calcaire, on en trouve des représentants dans l'ancienne carrière de Resteigne, parmi les cailloux des champs qui entourent Givet, Rancennes, Le Mont de Dailly... Les coraux solitaires ou coloniaux y sont assez fréquents.

Frasnien

Cet étage contient des calcaires et des schistes, et est réputé pour les nombreux très beaux fossiles qu'il délivre. Autour de Couvin et de Philippeville, les anciennes carrières  de “marbre” et divers talus fournissent de très beaux coraux coloniaux et solitaires, des brachiopodes, crinoïdes, etc. Citons Boussu-en-Fagnes, Frasnes-les-Couvin, Cerfontaine, Mariembourg.

Autour de Barvaux-sur-Ourthe et de Hotton, les talus montrant des schistes noduleux sont prodigieusement riches en brachiopodes, parmi lesquels les fameux spirifers, mais donnent parfois aussi des bivalves, gastéropodes, coraux solitaires, conulaires et nautiloïdes.

En Ardennes françaises, on peut citer les carrières de Trélon et de Glageon soumises à autorisation, mais il n'est pas exclus de découvrir d'anciennes exploitations encore fossilifères dans les environs.

Au Boulonnais, outre les carrières de Ferques et Marquise difficiles d'accès, citons les enrochement des “digues” de Boulogne-sur-Mer, Ambleteuse et Wimereux qui donnent des brachiopodes et de nombreux coraux solitaires et coloniaux.

Famennien

Dernier étage du Dévonien, il est plus schisteux et très riche en brachiopodes dans les talus aux environs de Sinsin, Hamoir, Aye, Waillet, Rochefort. Les plus fréquents sont les spirifers et les rhynchonelles, mais des orthocères, bivalves et goniatites s'y rencontrent aussi.

CARBONIFERE

Viséen

Les environs de Visé et de Huy contiennent de rares sites, pas toujours accessibles. On y rencontre parfois des coraux solitaires et coloniaux, et de grands brachiopodes Gigantoproductus giganteus.

Tournaisien

On peut découvrir des fossiles assez nombreux dans les anciennes carrières et talus aux alentours de Ecaussines, Soignies, Tournai. Les tas de “stériles” de l'exploitation du “Petit Granit” parfois importants y contiennent des coraux, brachiopodes et régulièrement des trilobites.

Westphalien

Les schistes et grès houillers à nombreuses empreintes de végétaux ne peuvent s'exploiter que dans d'anciens terrils, parfois également sur des tas de cailloux ramenés d'un terril pour empierrer un chemin, un talus, etc. Les régions houillères sont Mons, Binche, Le Roeulx, Charleroi, Dour, Paturages (Hainaut), Winterslag, Waterschei (Limbourg), Grâce-Hollogne (Liège).

Mésozoïque

TRIAS

Le seul site du Trias relativement proche de Bruxelles se situe au Port de Mertert, sur la Moselle luxembourgeoise, à la frontière avec l'Allemagne. Les talus et les vignes des deux côtés de la rivière peuvent délivrer quelques crinoïdes (tiges et calices), et de très rares Ceratites et bivalves du Muschelkalk.

JURASSIQUE

Hettangien

Premier étage du Jurassique inférieur, on le rencontre dans l'ancienne carrière de Buzenol près de Virton, mais également dans les “crassiers” de la carrière de Attert-Metzert. Les bivalves et gastéropodes sont assez fréquents, les nautiles y sont nettement moins courants, de même que les dents de requins.

Au Luxembourg il y avait les carrières de Brouch et de Altwies.

Sinémurien

Etage typique connu pour son “calcaire à Gryphées”, on le rencontre autour de Buzenol, Montauban et il est aussi majoritairement représenté dans le crassier à Attert. Le sud du Luxembourg montre d'autres affleurements, notamment près de Montdorf-les-Bains et de Strassen. Outre les centaines de Gryphaea arcuata, on peut y trouver des bélemnites, ammonites et grands bivalves Plagiostoma giganteum.

Carixien

Parfois recoupé par des talus de route ou des lotissements, on le rencontre autour de Messancy et Differt en Lorraine belge. Cet étage est réputé pour les nombreuses ammonites et bélemnites qui constellent certaines couches, notamment Aegoceras capricornu et Passaloteuthis paxillosus.

Domérien

Plus rare à l'affleurement en Belgique, on peut l'observer au Grand-Duché à Hautcharage (talus près du Lycée) et à Bascharage (gros tas de déblais dans le zoning industriel de Bascharage) où il contient des bivalves, gastéropodes, nombreuses bélemnites et quelques jolies ammonites.

Toarcien

Connu chez nous dans la région d'Aubange et d'Arlon, mais rarement visible, pour ses “schistes-cartons”, on peut en voir dans le zoning de Bascharage où ces schistes délivrent de nombreuses ammonites aplaties, des bélemnites, et de rares poissons et vertèbres d'Ichtyosaures.

Aalénien

Il est représenté dans les environs de Rumelange, où une ancienne carrière montre des blocs de minerai ferrugineux qui contiennent des pholades et de petites ammonites et bélemnites. L'ancienne carrière formant la réserve géologique du “Giele Botter” entre Differdange et Pétange au Grand-Duché est également assez fossilifère. Etant une réserve classée il est conseillé de se limiter au ramassage et de ne pas démolir les blocs fossilifères amenés près des panneaux didactiques !

Bajocien

Le Bajocien le plus proche se situe en Ardennes françaises, près de Dom-le-Ménil, où l'on rencontre dans des talus beaucoup de petites huitres, des brachiopodes et des bivalves.  Les ammonites y sont virtuellement absentes. Attention néanmoins aux vipères qui peuvent s'y rencontrer !

On en trouve aussi à Rumelange au Grand-Duché, où des récifs de coraux, des brachiopodes, bivalves et grandes bélemnites ne sont pas trop rares

Bathonien

Cet étage n'affleure pas chez nous, mais se trouve régulièrement dans les Ardennes françaises dans des carrières, champs et des chantiers près de Aubenton, Poix-Terron, Villers-le-Tilleul et Signy-l'Abbaye. Il est caractérisé par des bancs à nombreuses grosses rhynchonelles, mais on y trouve aussi des oursins, bivalves, coraux, gastéropodes en calcite et mollusques divers.

Dans le Boulonnais, il est connu en carrières près de Rinxent et dans les champs de Le Wast où de très fréquents brachiopodes, de nombreux oursins et de très beaux mollusques en calcite sont fréquemment trouvés.

Callovien

Peu représenté près de chez nous, on en voit des reliquats près de la Bascule en Ardennes françaises où des gryphées géantes et d'autres mollusques se rencontrent, et dans le Boulonnais près de Le Wast où des gryphées et des ammonites pyritisées ont été trouvées lors des travaux de la route rapide et dans les champs avoisinants.

Oxfordien

Cet étage, bien que totalement inconnu dans notre pays, peut être encore bien échantillonné en Ardennes françaises, les chantiers, champs et anciennes carrières autour de Novion-Porcien, Neuvizy, Villers-le-Tourneur et Faissault sont assez productifs en brachiopodes, mollusques, oursins, ammonites, bélemnites, crinoïdes, colonies coralliennes et parfois donnent des restes de reptiles.

D'autres sites étaient anciennement connus dans le Boulonnais (Mont des Boucards près de Le Wast) mais restent à redécouvrir.

Kimméridgien

Il n'est visible en falaises que dans le Boulonnais, aux environs de Boulogne-sur-Mer et d'Ambleteuse. Des grands mollusques dont des trigonies, des ammonites et des restes assez fréquents de vertébrés ont fait la célébrité de cet étage.

Portlandien

Etage de la fin du Jurassique, il se rencontre dans la même région que le Kimméridgien. On y a retrouvé pas mal de bois fossiles, des grandes ammonites, des bivalves, de grands gastéropodes, de beaux oursins, des restes de poissons, d'Ichthyosaures, plésiosaures et crocodiles, et même du dinosaure !

Purbeckien

Etage sommital du Portlandien, il représente un faciès émergé qui montre surtout des sédiments lacustres à petits bivalves et concrétions alguaires mammelonnées. On le retrouve près de Boulogne-sur-Mer et de Wimereux dans le Boulonnais.

CRETACE

Wealdien

Cet étage de faciès terrestre est la continuation du Purbeckien. On le rencontre à Hautrage dans le Hainaut (carrière assez dangereuse, ne pas y pénétrer sans autorisation!) où il donne des bois fossilisés et des marcassites, malheureusement très difficiles à conserver.

Dans le Boulonnais il donnait des petites huitres près de Wissant et des concrétions ferrugineuses en falaises près de Wimereux.

Aptien

Cet étage était anciennement visible dans le Boulonnais, près de Wissant, et donnait des bivalves et des ammonites. L'ensablement considérable de toute la côte l'a peu à peu masqué à la vue.

Albien

Premier étage marin du Crétacé inférieur visible chez nous, on l'a observé sous un faciès sableux très fossilifère près de Strépy-Thieu lors des travaux du nouvel ascenseur hydraulique.Malheureusement il n'est plus accessible aux fouilles.

Entre Escalles et Wissant dans le Boulonnais, on trouvait de très nombreux fossiles phosphatés de l'Albien, dont des ammonites, bélemnites, bivalves, gastéropodes, vertèbres de poissons, dents de requins et restes de reptiles. L'ensablement chronique des plages a conduit à leur raréfaction.

Dans les Ardennes françaises, un affleurement albien existe encore au sud de Faissault et il donne régulièrement des fossiles phosphatés parfois nacrés.

Cénomanien

Cet étage crayeux montre des craies glauconieuses et bleutées entre le Grand Blanc-Nez et Wissant dans le Boulonnais. Ammonites, inocérames et oursins n'y sont pas trop rares quand une tempête a bien nettoyé la plage et les éboulis de leur couche de sablTuronien

Entre Sangatte et le Cran d'Escalles dans le Boulonnais, on peut trouver des inocérames, oursins et grandes ammonites après les tempêtes hivernales et les grandes marées. Dans les “pannes” de la plage les silex doivent être prospectés soigneusement car des moules internes d'oursins Micraster, Conulus et Echinocorys y sont fréquemment présents.

Coniacien

Chez nous, on rencontre la craie glauconieuse dans le Hainaut à Maisières et dans les anciennes carrières autour de Saint-Denis. Des huitres et morceaux de grands inocérames y sont fréquents, mais plus rarement on y trouve des dents de squales et de petits oursins réguliers.

Autour de Hesdin en Picardie, de petites carrières paysannes montrent une craie blanche tuffacée assez riche en brachiopodes et jolis oursins Micraster et Echinocorys.

Santonien

Cet étage est très peu représenté chez nous, seules quelques craies assez peu fossilifères sont connues autour de Mons.

Autour de Aix-la-Chapelle, les sables de cet étage contiennent des oursins Oolopygus.

Campanien

La grande masse des craies blanches exploitées dans le Hainaut autour de Obourg, Cuesmes, Harmignies et Frameries date de cet étage. Bien que les fossiles n'y soient pas légion, on y rencontre de petits brachiopodes, de nombreuses grandes bélemnites, et parfois des oursins et des dents de requins.

Près de Haccourt au Limbourg belge, la Smectite de Herve contenait des nautiles, vers, bélemnites et de nombreuses huitres.

Maastrichtien

C'est sans nul doute l'étage le plus fossilifère du Crétacé supérieur, et ce aussi bien près de Mons que de Maastricht.

Dans les environs de Hyon, Ciply, Mesvin et Saint-Symphorien, on trouvait la “craie phosphatée de Ciply” très riche en bivalves, bélemnites, oursins et restes de requins et de reptiles marins. Plusieurs dizaines de squelettes de mosasaures en ont été extraits.

Dans le Brabant, on peut encore voir quelques affleurements de craies et tuffeaux maastrichtiens autour de Folx-les-Caves et de Orp-le-Grand. Les oursins, mollusques et bélemnites y sont nombreux, et accompagnés par des dents de requins, de crocodiles, et restes de mosasaures.

Le Limbourg est la région la plus riche actuellement, les carrières, malheureusement soumises à autorisation, de Lixhe, Eben-Emael, Maastricht et d'autres encore fournissent de très nombreux fossiles de bélemnites, oursins, mais aussi de requins, tortues, mosasaures et j'en passe ! Les tranchées de Kanne et de Vroenhoven sur le Canal Albert fournissent encore quelques petits oursins et mollusques, sans nécessiter d'autorisation à condition de ne pas détériorer les talus !

Cénozoïque

DANIEN-MONTIEN

Cet étage est de plus en plus difficile à voir, dans la région de Mons surtout.

A Ciply on le voyait dans les anciennes carrières au sommet de la craie phosphatée où il donnait surtout des dents de requins et des piquants d'oursins.

Dans le Limbourg, à Vroenhoven il peut être difficilement observé dans la tranchée du Canal.

THANETIEN

Etage sableux, il fournit des bois fossiles silicifiés de couleur crême dans une grande bande de terrain qui va de Tirlemont à Hélécine en passant par Hoegaarden. On trouve surtout les bois fossiles dans les champs qui jouxtent les crêtes. Le chantier du TGV près de Hoegaarden a fourni de beaux grands bois parfois cristallisés.

YPRESIEN

Etage argilo-sableux, il fournit des coquilles et belles dents de requins dans les environs de Egem-Pittem (carrière dangereuse, autorisation indispensable !) mais aussi des crabes dans les argilières des environs de Marke-Lauwe près de Kortrijk.

LUTETIEN

Etage visible presque exclusivement autour de Aalter, ses sables noirs fournissent une pléthore de grands bivalves et de plus petits mollusques. Des bois fossilisés en calcédoine y sont aussi répertoriés. Ici plus qu'ailleurs, l'exploration des chantiers de lotissements permet de trouver des affleurements, forcément temporaires.

BRUXELLIEN

Peu visible actuellement, le Bruxellien était exploité près de Zaventem, Nederokkerzeel et Steenokkerzeel. Il était réputé pour son banc gréseux à nombreux mollusques, et ses superbes dents de requins en très bel état de préservation. La visite des chantiers et de lotissements en construction dans cette région peut s'avérer payante.

LEDIEN

Plus facile à voir que le Bruxellien, cet étage est mis au jour dans de nombreux chantiers autour de Bruxelles (Forest, Schaerbeek, Zaventem, Woluwé-Saint-Etienne), et de Gand (Balegem, Oosterzele, Vlierzele...) et donne de très nombreuses dents de requins, poissons et raies parfois usées mais souvent en bon état. Des coquilles, oursins et nautiles ont également été découverts dans ces sables jaunes et les grès qui les surplombent.

OLIGOCENE

Seules les Argiles de Boom peuvent encore être observées dans les immenses argilières des alentours de Boom, Rumst, Terhagen, Sint-Niklaas, Steendorp, etc. Des dents de requins y sont rares, mais de jolies petites coquilles y sont assez fréquentes. Des minéraux s'y rencontrent aussi, ainsi que des septarias.

MIOCENE

Les sables glauconieux noirâtres visibles dans la ville d'Anvers contiennent une riche faune de coquilles mais également de belles dents de requins et des ossements de mammifères marins. Les chantiers sont malheureusement difficiles d'accès, seul le talus du ring au niveau de Berchem et de Borgerhout constitue un affleurement quasi permanent, mais à éviter avec des enfants ou en groupe.

D'anciennes carrières au Limbourg, près de Ramsel, ont fourni de superbes crabes fossilisés.

PLIOCENE

Peut-être pour le moment l'étage cénozoïque le plus accessible, le Pliocène est surtout observé dans le Port d'Anvers où les sables verdâtres très foncés du Pliocène inférieur sont riches en dents de requins, dents et ossements de baleines, cachalots, dauphins et phoques. Des crabes s'y rencontrent et des coquilles y sont aussi très fréquentes.Le Pliocène supérieur gris clair est richissime en coquilles mais contient aussi des dents de requins et des boucles dermiques de raies, en plus de quelques ossements de dauphins et de baleines.

Citons entres autres les chantiers nombreux et les plaines sableuses autour de Kallo, Doel, Stabroek et Hoevenen qui doivent être soigneusement prospectés.

Les sables de couverture des carrières de Rumst, Terhagen, Sint-Niklaas et Steendorp contiennent aussi des coquilles et restes de vertébrés pliocènes en parfois grande quantité.

QUATERNAIRE

Les alluvions superficielles contiennent des ossements de mammifères terrestres, mais également des silex taillés ou polis. Les limons, remplissages d'anciennes vallées (près de Termonde), les dépôts de cavernes (autour de Namur et de Charleroi) et les dépôts tourbeux du Port d'Anvers donnent encore régulièrement des fossiles de vertébrés quaternaires.


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