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Moresnet où l’histoire et la minéralogie se mêlent.
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© Texte et Photos : MJX, sauf indication contraire.

Je devrais dire où l’histoire, la géographie, la minéralogie, la chimie, la métallurgie et même la botanique et les travaux ménagers (allusion à la galène tricotée) se mêlent….
Saviez-vous que suite à une anomalie du traité du congrès de Vienne réglant les frontières entre les Royaume-Uni des Pays-Bas (comprenant à cette époque la Belgique) et la Prusse, un petit lopin de terre de la taille d’un confetti triangulaire est devenu le territoire indépendant le plus petit du monde de 1815 à 1919 ?
Son nom ? Le territoire de Moresnet-neutre.
En effet, ni la Prusse, ni le Royaume-Uni des Pays-Bas (et la Belgique ensuite)  ne s’étaient mis vraiment d’accord pour administrer ces quelques 344 hectares et 250 habitants entre les futurs cantons « rédimés » et l’ancienne province de Liège.
Pourquoi ? Parce que ce territoire renfermait à cette époque dans son sous-sol le plus grand et le plus riche gisement de minerai de zinc du monde…

Géographie

La région de Moresnet est située au sud du lieu-dit des « trois frontières » (Pays-Bas – Belgique – Allemagne). ( Coordonnées UTM : 32 U 289378 5622859 ).
C’est une région de collines boisées au Nord des Ardennes. Une rivière la parcourt, la Gueule, affluent de la Meuse, dans une large dépression créée par l’érosion et par un champ de fractures de direction SE-NW qui affectent le socle de roches primaires dures et plissées de l’avant-pays ardennais.

Les communes actuelles sont Plombières et La Calamine (Kelmis) aux noms évocateurs ainsi que Moresnet.


(cfr réf.)

Histoire.

Exploité sans doute dès l’époque romaine, le gisement de calamine de la Vieille Montagne a connu à partir du XIVème siècle de nombreux avatars.
Le gîte calaminaire est cité pour la première fois en 1344 dans les comptes de la ville d’Aix-la-Chapelle. Il mentionne déjà un conflit entre la ville impériale et le Duc de Brabant à propos de la production des calamines.
En 1439, Philippe le Bon, duc de Bourgogne confisque la mine de la Vieille Montagne à son profit et la confie à l’administration du domaine des Pays-Bas bourguignons.
Vers 1650, Le roi d’Espagne, Philippe IV, couvert de dettes décide de « privatiser » tous ses droits dans le duché du Limbourg, sauf ceux de l’exploitation de la mine, source d’importants revenus.
En 1794,  La France républicaine annexe les Pays-Bas et intègre la région au nouveau « département de l’Ourthe ». La mine est alors une des plus riches d’Europe.
Napoléon l’intègre dans un système de concession en 1805 pour en augmenter le profit.
Elle est concédée pour 50 ans au chimiste liégeois, le ‘Chanoine’ Dony, qui met au point un procédé industriel de réduction de la calamine en zinc métallique malléable pour lequel un brevet d’invention lui est accordé pour 15 ans en 1810.
Il lui offre d’ailleurs une baignoire de campagne en zinc qui est encore exposée au musée de la Maison de la Métallurgie et de l’Industrie à Liège.
Après les défaites de Napoléon, les puissances alliées réunies au congrès de Vienne en 1815 décident du remodèlement politique de l’Europe et notamment de démanteler la partie Nord de l’Empire français : le nouveau Royaume-Uni des Pays-Bas et la Prusse obtiennent une extension de leur territoire. Leur frontière commune est fixée par les articles 25 et 66 du traité de Vienne.
L’art 25 stipule que « la frontière… suivra une ligne tirée du midi vers le Nord et qui se prolongera jusqu’au point de contact des 3 anciens départements de l’Ourthe, de la Meuse Inférieure et de la Roer ». Tandis que l’art 66 mentionne une ligne partant de la limite occidentale du canton d’Eupen vers le Nord, jusqu’au même point de contact des 3 départements. Entre ces 2 lignes droites, les riches gisements de calamine convoités pas la Prusse et  les Pays-Bas, qui ne parvinrent pas à se mettre d’accord.
Les travaux d’une commission mixte destinés à définir le tracé exact des frontières aboutirent en 1816 au Traité des limites qui stipule la naissance, entre les 2 lignes, du territoire neutre de Moresnet. Il stipule également que des poteaux matérialiseront la frontière, et que le territoire sera provisoirement soumis à une administration commune et qu’il ne pourra être occupé militairement par aucune des 2 puissances. Cette neutralité perdurera jusqu’en 1919.

Moresnet
borne de Moresnet
(cfr réf.)
Borne de Moresnet

Ce statut particulier d’indivision conduisit à toute une série d’expérience hors du commun pour l’époque :

  • administration : chacun des souverains nomment un commissaire royal chargé de l’administration. Ils désignent un conseil communal qui s’occupera des affaires courantes de façon très indépendante…
  • législation : les lois françaises (le code Napoléon) reste d’application.
  • service militaire : malgré les efforts des commissaires et jusqu’en 1847, tous les habitants de Moresnet-neutre sont exemptés, quelle que soit leur nationalité. En conséquence, de nombreux « étrangers » élisent domicile à Moresnet-neutre.
  • paradis fiscal : les bureaux de douanes sont installés aux frontières extérieures du territoire. Ce dernier devient une sorte de paradis fiscal puisqu’il est possible de profiter du régime fiscal le plus intéressant.
  • monnaie : en l’absence de disposition prises par les souverains, la monnaie légale était le franc. En pratique celles des Pays-bas et de la Prusse avaient cours. Quelques pièces ont toutefois été frappées en 1848 au nom de la commune libre de Moresnet par des particuliers. Cette monnaie n’a jamais eu cours.


(cfr réf.)

  • timbres et poste : Les services postaux belges et prussiens ont coexisté, mais il n’y avait pas de bureau de poste à Moresnet-neutre. On affranchissait les lettres avec des timbres belges ou prussiens selon le tarif et la destination. En 1886, des timbres de Moresnet font leur apparition ainsi qu’une poste locale à l’initiative du Dr Molly, medecin à Moresnet-neutre. Ce service dura 14 jours et fut rapidement interdit par l’Etat belge dont c’était le monopole !


(cfr réf.)

  • langue : Le même docteur Molly imagina au cours du congrès du mouvement espérantiste de 1908 d’instaurer l’espéranto comme langue officielle de Moresnet-neutre. Ce territoire, à la limite de 3 Etats, au carrefour de 3 langues, au statut particulier serait ainsi devenu le point de départ de la nouvelle langue mondiale.
  • drapeau : Moresnet avait également son drapeau : 3 bandes horizontales : noire, blanche et bleue.

Le traité de Versailles, qui met fin à la guerre 14-18, confie les « cantons rédimés », c’est-à-dire la région d’Eupen-Malmédy-Saint-Vith à la Belgique dans ses articles 34 et 35, mais également le territoire contesté de Moresnet dit Moresnet-Neutre, qui deviendra par la suite la commune belge de La Calamine ( Kelmis en allemand).
Ceci met fin, en 1919, à plus d’un siècle d’histoire d’une sorte de Principauté de Monaco à nos frontières.

Géologie.

Les gisements plombo-zincifères se situent dans la partie orientale du synclinorium de Herve ou de Verviers. Les terrains sont de nature et d’âge variables ( grès et schistes détritiques du Dévonien, Eifelien, Famennien et du Silésien ; carbonatés et détritiques du Givétien et du Frasnien ; carbonatés du Tournaisien et du Viséen ). Ces terrains ont été affectés par l’orogenèse varisque. La majorité des filons sont logés dans des failles transversales liées à la tectonique d’effondrement du graben du Rhin.


(cfr réf.)

Minéralogie.

La minéralogie des gisements consiste en assemblages de sphalérite, de galène, de pyrite ou de marcasite et de leurs produits d’oxydation.
Les fractures et failles radiales perpendiculaires à la direction des couches plissées ont permis aux eaux y circulants de déposer les minéraux riches en zinc, plomb et fer. En profondeur les minerais sont sulfureux (blende, galène et pyrite). Plus près de la surface, dans ce que l’on appelle le "chapeau de fer", ces minerais ont été oxydés par l’action de l’air et des eaux et donnent la calamine, la cérusite, et la limonite.
Le gisement de la Vieille Montagne (Altenberg ou Kelmisberg), particulièrement riche, a fourni : willemnite, smithsonite, sphalérite,…et de la calamine bien entendu. La calamine ou hémimorphite est le nom usuel d'un sorosilicate orthorhombique de zinc de formule chimique Zn4Si2O7(OH)2·(H2O). Elle peut désigner communément la smithsonite ( ZnCO3 ) ou la willemnite (ZnSiO4)…mais aussi des dépôts dans les moteurs…
En métallurgie extractive, on appelle indistinctement «calamine», la calamine, la smithsonite et la willemite qui, avec la sphalérite, constituent les principaux minerais de zinc. Aujourd’hui les gisements de «calamine» sont presque épuisés.
Elle a donné son nom au village de La Calamine qui, avec Moresnet et Neu-Moresnet, était le site de la mine de zinc de Vieille Montagne.
On y a découvert les minéraux suivants : Hopéite, Willemnite et Fraipontite
Autres minéraux présents (37 minéraux dans mindat.org ): Allophane, Aragonite,  Brochantite, Calamine, Calcite, Cérusite, Chalcoalumite, Devilline, Dolomite, Dypingite, Galène, Goethite, Greenockite, Gypse, Hémimorphite, Hydromagnésite, Jarosite, Langite, Lépidocrocite, Linarite, Malachite, Marcasite, Pyrite, Pyromorphite, Quartz, Rozénite, ‘Schalenblende’ , Serpiérite, Sidérite, Smithsonite, Sphalérite, Vivianite, Wurtzite, Zincite.

 
Galène "tricotée" (coll. musée de la Gueule)


Sphalérite "zonée". (coll musée de la Gueule)


Hémimorphite (expo AGAP)

Exploitation.

L’exploitation eut lieu généralement jusqu’à des profondeurs allant jusqu’à 290m.
Elle fut abandonnée pour cause d’appauvrissement du gisement, de coût d’exhaure prohibitif ou de minerai réfractaire au traitement.
5 gisements ont livré plus de 50 kt de métal : La Calamine avec 572 kt , les autres (Schmalgraf, Bleiberg, Fossey et Eschbroich) avec 530 kt.
La production métallique de cette région s’élève à environ 1100 kt de zinc et 130 kt de plomb.


(cfr réf.)

L’exploitation de  la mine à ciel ouvert de la Vieille Montagne (Altenberg) , située au nord de la route Aix-la-Chapelle – Liège  a été arrêtée en 1884.
Vers 1900, les haldes de cette mine ont été réexploitées ainsi que celles d’autres mines de la région (Schmalgraf, Fossey, Welkenradt, Lontzen) et même d’autres pays.Si elles contiennent encore quelques minéraux, ils proviennent nécessairement d’un peu partout…


(cfr réf.)

Chimie.

Le zinc - Symbole : Zn

Les anciens qui connaissaient la calamine ne paraissaient pas avoir utilisé le zinc en tant que métal isolé. Ce métal était présent dans des alliages de cuivre de l’âge du bronze (airain, …).
On trouve les premières mentions de zinc au XVIème siècle dans des ouvrages d’alchimistes et dans celui du minéralogiste Agricola. On suppose que le nom est une déformation du mot germanique « zinn » désignant l’étain. En effet, le zinc a été considéré pendant longtemps comme une variété précieuse de l’étain.
Le zinc est un métal blanc bleuâtre, moyennement réactif.
Minerai principal : la sphalérite (ZnS).
Le zinc est souvent associé au plomb et au cadmium.
Utilisation principale : la galvanisation des aciers (47% du zinc exploité). Le dépôt d’une mince couche de zinc en surface de l’acier le protège de la corrosion. Les piles et les revêtements de toiture sont aussi des applications importantes du zinc ainsi que les revêtements anticorrosion (le ‘zinc’ du bar).
Production mondiale en 2006 : 10 millions de tonnes dont la Chine avec 2500 kt.
Plus grande mine du monde : Red Dog en Alaska
Plus importante mine européenne : Tara en Irlande.

Métallurgie.

Même si le zinc élémentaire était connu depuis le Vème siècle, on n’était pas parvenu à le produire industriellement. Le minerai de zinc était plutôt utilisé avec le cuivre sous forme de laiton.
Le travail du laiton est une spécialité wallonne dès le Moyen Age. Le cuivre est chauffé en creuset fermé, avec du charbon de bois et de la calamine calcinée dont le zinc s'allie directement au cuivre pour produire du laiton (ou vulgairement cuivre jaune). Les Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy, chef d'œuvre de l'Art mosan témoignent de cette expertise dans l'alliage et dans le moulage à la cire perdue. Le repoussage du métal, la batterie du laiton, a rendu Dinant célèbre. C’est l’origine du mot dinanderie (travail du laiton, ensemble des ustensiles en laiton) .
Jean-Jacques-Daniel Dony dit "l’abbé Dony" est un chimiste belge. Chanoine à l'âge de 24 ans, il occupe ses loisirs en recherches scientifiques.

Il obtient en 1805 la concession de la mine de la Vieille Montagne / Altenberg de l'État de Moresnet. Il expérimente à partir de 1808 l'extraction industrielle du zinc dans son usine du faubourg Saint-Léonard de Liège. En 1810, il découvre et dépose un brevet pour un procédé de production de zinc métallique malléable très performant. Il a d’ailleurs été utilisé, notamment en Amérique jusqu’au moment où au début du 20ème siècle, il a été supplanté par des procédés plus modernes d’électrolyse de solution de sulfate de zinc.
Ruiné par les nombreuses recherches pour son procédé, et par des associations malheureuses avec des collaborateurs cupides, il meurt de désespoir dans la misère en 1819, après avoir pratiquement remboursé toutes ses dettes. Qui se souvient encore de cet illustre liégeois ? (Sic transit gloria mundi…)
Son procédé, connu comme le procédé liégeois, consiste « simplement » à griller le minéral pour le transformer en ZnO, à le fondre avec du coke (2ZnO + C à 2Zn + CO2) et à condenser les vapeurs de zinc dans des creusets à l’extérieur du four, à l’abri de l’air. En effet, le zinc, fond à 419°C et bout à 906°C. Ses vapeurs réagissent rapidement avec l’oxygène de l’air pour reformer l’oxyde.
L’anecdote de la découverte est notoire : « Dony cherchait à fondre la calamine dans un four à réverbère ; Supposant que le minerai n’était pas assez chauffé pour provoquer la réaction désirée, il eut l’idée de le mélanger avec de la poussière de charbon. Puis, afin d’observer ce qui se passait dans l’appareil, il adapta sur la paroi du four un pot de fleur qui faisait saillie…Quel ne fut pas son étonnement de voir bientôt, à travers le petit trou percé au fond du pot, le zinc venir se condenser en gouttelettes dans cette espèce d’allonge plus froide que le four. La méthode de réduction des minerais de zinc était trouvée. »  
Voici comment on décrivait encore le procédé : C’est dans des tuyaux de terre réfractaire que le zinc est soumis à la distillation. Les tuyaux sont disposés horizontalement dans le fourneau. A chaque tuyau correspond, en dehors du fourneau, un tube de fer légèrement incliné que l’on rafraîchit avec des linges humides. C’est dans ces tubes ou réfrigérants que le zinc se condense et tombe en gouttelettes.
Avant de subir la distillation indiquée, la calamine doit être grillée, réduite en poudre et mêlée avec les substances suivantes : pour 100 parties de calamine grillée, 15 parties de charbon de bois, 5 parties de muriate de soude (qui sait ce que c’est ?) et 5 parties de tartre de vin ou de crème de tartre (?)… pour donner 11 à 13 kg de régule de  zinc pur pour 50 kg de calamine réduite en poudre.


(cfr réf.)

L’exploitation est déclarée en faillite en 1813 et est cédée à un banquier parisien d’origine bruxelloise, Dominique Mosselman.
Les héritiers de ce dernier, avec le concours de la Banque de Belgique, fondent « la Société Anonyme des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille Montagne » qui acquiert grâce à son four à zinc une renommée mondiale.
La première usine (la Vieille Montagne) de production industrielle de zinc est construite à Liège en 1859. Elle donnera naissance à un empire européen de production de zinc, comprenant essentiellement des usines en France et en Allemagne.

atelier de Moresnet
atelier de Moresnet
atelier de préparation du minerai (cfr réf.)

A partir de ce moment le métal zinc est utilisé en tant que tel pour ses bonnes propriétés de malléabilité et de résistance à la corrosion : toiture en zinc, gouttières, chenaux, (les toits de Paris sous l’impulsion du Baron Haussman),…et plus tard, galvanisation de l’acier.

De ce passé glorieux, il reste les usines de Balen où on continue à produire du zinc métallique par électrolyse de solution de sulfate de zinc et d’Overpelt où on fabrique des alliages à base de zinc.

Balen
Usine de Balen (cfr réf.)

Les activités de la Société de la Vieille Montagne seront intégrées en 1989 au groupe industriel Union Minière, connu depuis 2001 sous le nom d'Umicore. Umicore est maintenant un groupe international spécialisé dans la production de zinc et de métaux précieux. Ce 1er septembre 2007 (hier !!) a eu lieu le regroupement des activités métallurgique de zinc et de plomb de Zinifex et de Umicore dans une nouvelle société multinationale de droit belge Nyrstar, premier producteur mondial de zinc avec plus de 1 million de tonnes par an.

Et maintenant...

Depuis 1950 l’exploitation des mines et l’usine métallurgique ont été arrêtées.
Tout a été convenablement rayé de la carte.
La mine de la Vieille Montagne est comblée et occupée par des magasins.


La Calamine


Bâtiment principal de la « Vieille Montagne »

Il reste un bassin de décantation ou de lavage aménagé en étang de pêche (le lac du casino), des dépôts de scories  (au sud de la route Liège - Aix la Chapelle et à Plombières).

Ces vastes zones d’épandage contiennent encore une importante quantité de métaux lourds (zinc et plomb) qui, aux yeux de certains, constituent une honteuse et dangereuse pollution industrielle.

A Plombières, elles sont aménagées en parc naturel…C’est en effet sur ces terrains que poussent certaines plantes typiques comme la pensée calaminaire (Viola calaminaria), le silène enflé calaminaire (Silene vulgaris subsp. vulgaris var. humilis), le Gazon d’Olympe calaminaire (Armeria maritima subsp. halleri), et le tabouret calaminaire (Thlaspi alpestre ssp sylvestre var. calaminare). La faune y est aussi exceptionnelle.

       
Pensée calaminaire                     Gazon d'Olympe

Il reste également un superbe musée (Le musée de la vallée de la Gueule) retraçant avec beaucoup de nostalgie le passé glorieux de Moresnet-Neutre et que je vous conseille de visiter. Il y renferme notamment quelques remarquables échantillons de minéraux extraits de la Vieille Montagne.


Musée de la Gueule

Références.

http://www.mindat.org/loc-304.html
http://www.kelmis.be/fr/tourisme/index.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Calamine
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moresnet
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zinc
http://www.plombieres.be/...
http://www.casinoweiher.info/francais/florafauna.php
http://biodiversite.wallonie.be/...
minortho.php
curioliege.php
minbelges.php
http://www2.ecol.ucl.ac.be/Plombieres/
http://www.umicore.com
http://www.sfc.fr/Donnees/metaux/zn/texzn.htm
http://www.nyrstar.org/
http://www.trois-frontieres.be/F/musee_gueule.php
http://www.mmil.be/fr/salle_8metaux.htm
http://www.moresnet.nl/francais/index_fr.htm (y compris en espéranto !)
http://www.casinoweiher.info/francais/index.php
http://www.kelmis.be/fr/commune/geographie.htm

- Dony, A. – Le procédé « liégeois » de fabrication du zinc… Bulletin de la Classe des Lettres de l’Académie Royale de Belgique n° 6-9 , 1943.
- Malvoz, L. – Le territoire neutre de Moresnet, Crédit Communal N°144
- Bings, H. et all. – L’industrie du zinc à la Calamine, 2002.
- Bertrand, F. – Le territoire contesté de Moresnet-Neutre (1816-1919), commune de La Calamine.
- Dictionnaire des métaux non ferreux. – Marabout Université – Union Minière – 1972.
- La Vieille Montagne – EPS – 1972.
- Ladeuze F., Dejonghe L., Pauquet F. – La Vieille-Montagne, l’exploitation minière et la métallurgie du zinc dans l’ancien duché de Limbourg. – Bulletin trim. Du Crédit Communal, N°178, 1991/4, pp. 15-34.
- Ladeuze F., Dejonghe L., Pauquet F. – Historique de l’exploitation des gisements plombo-zincifères de l’Est de la Belgique : le rôle de la « Vieille-Montagne ». – Chronique de la recherche minière, n°503, 1991, pp. 37-50.
- Dejonghe L., Ladeuze F. et Jans D. – Atlas des gisements plombo-zincifères du synclinorium de Verviers (Est de la Belgique) – Mémoire n°33 Service géologique de Belgique 1993.
- Fourmarier P., Denoël L. – Géologie et industrie minérale du pays de Liège – Librairie polytechnique Béranger 1930.
- Dessart A. – Chimie appliquée – Industries minérales – De Boeck 1947.
- Troost L., Péchard E. – Traité élémentaire de chimie – Masson 1939.
- Alexandre F. – Métaux et notions de chimie analytique – Dessain 1942.

Marc Jauniaux

Article paru dans les lithorama n° 8, 9 et 10 d'octobre, novembre et décembre 2007 dans la rubrique "nous avons visité pour vous...".


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