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© Photos : MJX, sauf indication contraire.

La pyrite est un
minéral très répandu dans les roches du monde entier et il est également
présent dans toutes nos collections.
De dureté 6 à
6,5 et de densité 4,9 à 5,2, la pyrite cristallise dans le système cubique. La
couleur est jaune opaque à éclat métallique, le clivage est imparfait et la
cassure conchoïdale.
La pyrite est un
sulfure de fer (Fe S2) dont on connaît
plus de soixante formes différentes de cristaux. Les plus courants sont
cependant le cube, l’octaèdre et de dodécaèdre pentagonal (12 faces ayant
chacune 5 côtés) aussi appelé pyritoèdre. Souvent les
faces des cristaux sont striées. Mais elle peut également se présenter en
encroûtements sur d’autres minéraux, en agrégats sphériques, en concrétions, en
masses filonnaires ou en pseudomorphoses
de fossiles (par exemple, les ammonites pyritisées).
Ce minéral est souvent un constituant
banal de bien des types de roches: les roches sédimentaires, les gîtes
hydrothermaux de toutes températures, dans les pegmatites, dans les roches
volcaniques, dans les schistes ou les formations houillères (charbon).
La pyrite
s’associe avec de nombreux autres minéraux tels la galène, la sphalérite (blende), l’hématite,
le cobalt et l’argent. Elle a souvent été confondue avec l’or d’où sont
appellation «l’or des fous» dans le langage populaire. Cependant,
la différence de densité, la cassure conchoïdale ainsi que la trace noire
laissée par la pyrite sur une plaque de porcelaine permet de les différencier
facilement. Toutefois, la pyrite peut contenir un pourcentage significatif d’or
(pyrite aurifère) qui peut être extrait par traitement métallurgique. Elle est
alors réduite en poudre (pelletisation). Elle peut aussi être confondue avec la
chalcopyrite mais ici ce sera la différence de dureté qui permettra
l’identification. Elle est riche en cobalt à Falun en Suède.
Nos ancêtres
éloignés avaient déjà constaté que lorsqu’on fait subir un choc à la pyrite
(par exemple avec un silex), elle produit des étincelles ce qui est bien
pratique pour enflammer de l’étoupe ou des herbes sèches et faire du feu …
alors que les allumettes n’existaient pas encore! C’est cette propriété
qui a donné son nom à la pyrite: du grec PYROS signifiant feu.. Ce minéral est aujourd’hui employé dans l’industrie
chimique pour produire de l’acide sulfurique, du soufre et du sulfate de fer.
Les gisements
sont nombreux: les mines de plomb-zinc de Cassandra en Grèce ont produit des cristaux cubiques de 60
cm d’arrête. Néanmoins, les cubes de Logrono et Navajun en Espagne sont ceux qui sont les plus présents dans
les bourses ainsi que les agrégats de cristaux dodécaédriques, pentagonaux et
octaédriques de Quiruvilca et Huanzala
au Pérou. De magnifiques cristaux proviennent aussi des anciennes mines de Brosso et Traversella en Italie.
L’association de cristaux dodécaédriques avec hématite de Rio Marina (Ile
d’Elbe, Italie) est célèbre dans le monde entier et, bien que quelques
exemplaires faisaient partie de notre tombola de décembre, ces pièces se font
plus rares sur le marché. Citons encore de beaux cubes associés avec quartz
rose et cubes de galène de Cavnic en Roumanie, les
assemblages d’octaèdres avec sidérite dans les mines d’argent qui entourent
Potosi en Bolivie. Les mines de Witwatersrand dans le Transvaal sont connues
pour la pyrite exploitée comme minerai d’or. On connaît également les
concrétions sphériques plates dans des schistes du
Colorado (USA) appelées aussi «gold dollar» et les galettes de
cristaux de Liujiang, province de Guangxi en Chine
(où elle est aussi présente à Daye, Hubei; Tongbei, Fujian; Yulin,
Guangxi; Yaogangxian, Hunanet Shangbao, Hunan) ou encore en Belgique, comme les plaquages
de plusieurs dizaines de centimètres de cristaux millimétriques trouvés lors de
notre dernière sortie à Vaulx. A noter aussi les cristaux dans le porphyre à Quenast et dans les schistes du houiller. Sans oublier
qu'elle a été activement exploitée à Vedrin.
Dernière remarque ! La pyrite est un
minéral très difficile à photographier. En effet, elle reflète le plus souvent
la couleur du support sur lequel elle est posée. Cela ne se constate
malheureusement qu’après le développement et les photos montrent de magnifiques
pyrites teintées de rouge, vert ou bleu. Si on la place sur un support noir, la
photo sera terne et sur un support blanc la pyrite sera grisâtre. L’emploi du
flash donnera de splendides éclairs se reflétant sur les faces des cristaux qui
donneront des taches bien blanches sur la photo. Il existe des solutions mais …
Top Secret (contactez-moi personnellement).
Robert Desruelles
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